Les marchés financiers internationaux ont connu une journée contrastée, entre légers rebonds dans certains secteurs et incertitudes persistantes liées aux politiques monétaires et aux tensions géopolitiques. Les investisseurs continuent de surveiller les indicateurs économiques et les décisions des grandes banques centrales.
Wall Street : Une légère reprise grâce aux technologiques
Aux États-Unis, les indices boursiers ont clôturé en territoire positif, portés par les gains dans le secteur technologique. Le Nasdaq a enregistré une progression de +0,8 %, tandis que le S&P 500 a gagné +0,3 %. Les actions des géants comme Apple et Microsoft ont bénéficié d’achats opportunistes après des séances précédentes de baisse.
Cependant, le marché reste fragile face aux attentes d’un éventuel resserrement monétaire prolongé de la Réserve fédérale américaine (Fed). Les données sur l’emploi publiées cette semaine suggèrent une résilience de l’économie, alimentant les spéculations sur de nouvelles hausses de taux.
Europe : Une clôture mitigée sous l’effet des incertitudes économiques
Les places boursières européennes ont terminé la journée en ordre dispersé. Le CAC 40 à Paris a légèrement progressé de +0,2 %, tandis que le DAX allemand a reculé de -0,4 %, freiné par la faiblesse des secteurs automobile et industriel.
Les investisseurs européens s’inquiètent de la stagnation économique dans la zone euro, exacerbée par une inflation toujours élevée et des signaux de ralentissement en Allemagne, moteur économique de la région.
Asie : Une dynamique hésitante
En Asie, les marchés ont montré des signes de prudence. Le Nikkei 225 japonais a perdu -0,5 %, impacté par un yen fort qui pèse sur les exportateurs. En Chine, les indices boursiers ont enregistré de modestes gains, stimulés par l’annonce de nouvelles mesures de soutien du gouvernement pour dynamiser la consommation intérieure.
Matières premières : Hausse du pétrole et stabilisation de l’or
Les prix du pétrole ont continué de grimper, soutenus par les tensions au Moyen-Orient et la réduction des stocks aux États-Unis. Le Brent s’échange à 82,45 dollars le baril, en hausse de +1,1 %.
L’or, considéré comme une valeur refuge, s’est stabilisé à 1 923 dollars l’once, alors que les investisseurs restent prudents face aux incertitudes économiques mondiales.
Obligations et devises : Des mouvements contrastés
Les rendements des obligations américaines à 10 ans se sont légèrement repliés, autour de 4,25 %, reflétant une demande accrue pour les actifs refuge. Du côté des devises, le dollar s’est renforcé face à l’euro, atteignant un taux de change de 1,07 dollar pour un euro, porté par les attentes de nouvelles hausses de taux de la Fed.
Les marchés internationaux demeurent sous l’effet de forces contradictoires, où la prudence des investisseurs reflète les incertitudes macroéconomiques persistantes et les tensions géopolitiques.