Donald Trump revient au pouvoir, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça va être chaud ! Il a déjà annoncé les grandes lignes de son programme, et vu la situation, il va devoir se bouger sérieusement, car il n’a pas beaucoup de temps pour marquer son passage.

Les États-Unis, c’est un peu comme la Côte d’Ivoire en politique : ça ne traîne pas. Dans quatre ans, il y aura un nouveau président, et Trump ne pourra pas se représenter. Du coup, la campagne pour 2028 va démarrer bientôt, côté républicain pour trouver un successeur au trumpisme, et côté démocrate pour redresser un parti qui galère depuis les années Obama. En moins de deux ans, il y a les midterms, et il n’est pas gagné que Trump réussisse à les remporter. Il lui reste donc quelques mois pour laisser sa marque et imposer ses réformes.

Nettoyer les écuries d’Augias

Si Trump applique la même méthode qu’Elon Musk à l’administration américaine, ça va secouer. Mais gérer une administration, ce n’est pas comme gérer une entreprise privée. Il y a du boulot pour réduire les dépenses, couper dans les bureaux et alléger la bureaucratie. Musk a eu deux mois pour préparer son plan de réforme, mais Trump n’a pas de temps à perdre. Les États-Unis sont toujours sous le poids d’une dette énorme, avec des infrastructures publiques en ruine.

En plus, il y a des problèmes sociaux énormes, et la crise du fentanyl n’est qu’un des symptômes. La Californie brûle, avec des incendies récurrents dus à des choix d’aménagement du territoire catastrophiques. Et ce n’est pas le réchauffement climatique qu’il faut pointer du doigt, mais les mauvaises décisions prises dans le passé. Los Angeles et San Francisco perdent des habitants, et ces gens migrent vers le Texas ou la Floride, tout en continuant à soutenir le Parti démocrate. Ça aggrave encore plus les tensions locales. Trump a promis de « nettoyer » l’administration, notamment des idéologies universitaires et politiques qu’il juge nuisibles. Il y a du travail, ça ne va pas être facile.

La Chine plutôt que l’Ukraine

Depuis Obama, les États-Unis regardent plus la Chine que la Russie. La Russie, ils savent qu’elle n’est plus capable de rivaliser. Mais la Chine, c’est une autre histoire. Les prochaines années seront une guerre commerciale et diplomatique pour montrer qui est le patron dans le Pacifique. Trump veut mettre fin à la guerre en Ukraine rapidement et pense que c’est aux Européens de se débrouiller avec ça. Pour lui, l’argent américain doit être mieux utilisé. Il veut aussi sécuriser des points stratégiques comme le canal de Panama et le Groenland, des endroits où la Chine est présente. Beaucoup sous-estiment ses déclarations, mais Trump suit en fait une doctrine qui rappelle celle de Monroe, qui place les intérêts américains en priorité. Sa vision géopolitique est claire, et ses conseillers, comme Elbridge Colby, l’aident à renforcer cette approche du monde.

Les États-Unis plutôt que l’Europe

Les Européens commencent à s’inquiéter, et quand l’Europe a peur, elle régule. Mais ils sont un peu à la traîne. Par exemple, Apple a développé une IA, mais elle est uniquement accessible aux États-Unis, car l’Europe refuse de l’adopter. La Commission européenne empêche Tesla de vendre ses voitures autonomes, et l’Europe reste bloquée avec des technologies d’un autre âge.

Côté défense, la plupart des pays européens préfèrent acheter leur matériel aux États-Unis, parce que ça fait partie des obligations de l’OTAN. L’Europe se fait du souci à propos de Trump et de la montée de la Chine, mais au lieu de développer une puissance européenne, elle préfère se replier sur elle-même. On dirait un peu le Japon à l’époque où il s’était isolé, ce qui l’avait conduit à la pauvreté et au déclin. Le danger pour l’Europe, ce n’est pas d’être un vassal des États-Unis, mais de devenir une zone périphérique, sans influence. L’Union européenne ne résoudra rien, c’est plutôt un réveil des États et des peuples qui serait nécessaire. Un pays endetté comme la France perd toute marge de manœuvre sur la scène internationale.

Si le retour de Trump permet de secouer la France et l’Europe, finalement, ça pourrait ne pas être une mauvaise chose.

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